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lundi 20 novembre 2017

Qualité de réalisation 2012 des sites Web des communes wallonnes

Une grande majorité des sites sont ainsi catégorisés "moyens" pour ces aspects techniques. La qualité globale de réalisation des sites communaux wallons reste dans l'ensemble assez peu convaincante. Ce manque de qualité est évidemment pénalisant pour la facilité d'utilisation et le référencement
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Mis à jour le 12/06/2012 | Imprimer | Envoyer
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La qualité de réalisation et l'ergonomie restent décevantes

Le score ergonomique moyen des sites Web communaux wallons atteint 60% (contre 59% en 2009 et 55% en 2007). Il n'y a donc pas d'évolution notable. La qualité de réalisation (développement, standardisation et optimisation pour le référencement) et l'ergonomie (mise en page, accessibilité, navigation, compatibilité pour les terminaux mobiles) restent peu satisfaisantes. C'est toujours à ce niveau que la marge de progression est la plus forte. 

Les meilleurs sites en termes de qualité de réalisation sont: Braine-le-Comte, Waterloo, Bernissart, Viroinval, Braine-l'Alleud, Amay, Braine-le-Château, Marche-en-Famenne, Stavelot, Tournai et Andenne.

Par rapport aux évolutions récentes du Web, l'impression générale est relativement mauvaise, avec des chartes graphiques pauvres ou très datées, et des codes sources mal maîtrisés.

Par ailleurs, on constate une homogénéisation du canevas global des sites. Cela s'explique principalement par le fait que plus de deux tiers des communes wallonnes ont opté, à la création de leur site, pour un CMS, en adoptant les maquettes de base proposées, sans beaucoup de personnalisation. En outre, une centaine de communes ont adopté la plateforme de "CommunesPlone". Ces sites ayant une base graphique commune, la standardisation en la matière est inévitable. Beaucoup d'adhérents se contentent de modifier les couleurs ou l'intitulé des menus, en y ajoutant en fond quelques photos de la commune. Il y a donc un travail important de sensibilisation aux techniques simples et standardisées qui permettent de personnaliser fortement un site Web sans toucher à sa structure, notamment le recours à des professionnels.

Une grande majorité des sites sont ainsi catégorisés "moyens" pour ces aspects techniques. Toutefois, 66 communes ont progressé d'au moins 5 points et 38 communes ont même progressé d'au moins 10 points. On relèvera enfin que:

  • 14 sites ont progressé d'au moins 2 catégories (Baelen, Bernissart, Braine-le-Château, Chièvres, Chimay, Ciney, Dinant, Flobecq, Hélécine, Jalhay, Malmedy, Nandrin, Thuin et Virton);
  • 72 sites ont progressé d'une catégorie.
Catégorisation du score d'ergonomie et de qualité de réalisation des sites communaux et évolution 2009/2012
Catégorisation Nombre de communes Pourcentage de communes
2012 2009 2012 2009
Très bon 27 10 10% 4%
Bon 58 74 22% 28%
Moyen 155 134 60% 51%
Faible 21 38 8% 15%
Très faible 1 6 0% 2%

Tous les "très bons" sites en matière d'ergonomie reposent sur un CMS mis en oeuvre en interne ou par un prestataire externe. Les meilleurs sites développés en interne bénéficient tous des services d'un Webmaster au sein de la commune, voire même d'une équipe multidisciplinaire pour certains.

Par ailleurs, les communes employant un Webmaster en interne ont, en général, un site qui a une structure visuelle plus cohérente.

L'ergonomie pose souvent problème dès la page d'accueil

La page d'accueil est encore précédée d'une page tunnel ou d'une animation Flash pour 11% des sites communaux. Outre son inutilité complète, une page tunnel nuit à la qualité de la navigation et surtout au référencement du site. Quant à la technologie Flash, elle évolue fréquemment et suppose une mise à jour du dernier plug-in. Le problème survient en cas d'absence de plug-in ou de plug-in trop ancien. Le téléchargement pouvant prendre un certain temps, il est nécessaire de prévoir une version sans Flash de la page concernée. Par ailleurs, les tablettes iPad de plus en plus présentes ne supportent tout simplement pas Flash.

Tous les sites ont été testés sous Internet Explorer 8 (avec et sans modules complémentaires), Firefox, Chrome et Safari. Il n'y a aucune difficulté de lecture pour tous ces navigateurs dans seulement 61% des sites. Dans les autres sites, les difficultés d'affichage concernent surtout le contenu de la page d'accueil (débordement du cadre, chevauchement de mots, non affichage de sections, etc.) et les menus. Il faut insister sur le fait qu'un site doit être optimisé pour tous les navigateurs courants et que l'optimiser pour un seul est une mauvaise pratique qui équivaudrait à réserver les routes pour une seule marque de voiture! Même si Internet Explorer a souvent mauvaise réputation chez les développeurs, il est utilisé par plus de 30% des internautes.

24% des sites contiennent un menu déroulant avec plus de deux niveaux et/ou difficile à manipuler. Lorsque JavaScript est désactivé dans le navigateur, la plupart de ces menus disparaissent. JavaScript est également indispensable pour le fonctionnement de nombreux modules de commande en ligne de documents. Javascript est aujourd'hui au coeur des développements en AJAX qui permettent d'amener une interactivité et une intuitivité remarquables aux sites Web en permettant l'exécution de fonctionnalités avancées "côté client", c'est-à-dire sur l'ordinateur de l'internaute. Toutefois, le recours à ces technologies nécessite des compétences de niveau professionnel. Un mauvais usage d'AJAX peut rapidement déboucher sur des problèmes de fonctionnement ou de référencement de certains contenus.

Dans 7% des sites, l'affichage sur un écran 1024x768 reste incomplet et nécessite une barre de navigation horizontale. Si la technique la plus recommandée a longtemps été le "fluid design", c'est-à-dire des pages s'adaptant à la taille de l'écran, un nouveau consensus se dégage aujourd'hui autour d'un design basé sur 1024 pixels de largeur. En effet, avec les écrans de très grande définition, l'adaptation en largeur finit par déstructurer complètement l'affichage des pages. C'est également le standard d'affichage des tablettes.

On notera qu'il ne reste plus que 4% de sites proposant des "frames". De même, l'AWT n'a plus rencontré de site utilisant des pop-up. Enfin, l'orthographe s'est également sensiblement améliorée.

Cohérence, organisation et navigation

La cohérence et l'homogénéité de la structure visuelle des sites Web communaux posent problème dans 23% des cas, ce qui nuit à l'accessibilité aux informations. Certes, 97% des sites appliquent la même structure de navigation sur toutes leurs pages (position des menus et blocs de contenu, ordre des rubriques, etc.).

Mais pour obtenir une cohérence complète, il faut aussi veiller à ce que la charte graphique, la structure du contenu, la taille des tableaux, les polices de caractères, la largeur des pages et des colonnes, etc. soient homogènes sur toutes les pages. Les sites dont la structure visuelle se modifie sans raison selon les pages ne renvoient pas une image "rassurante" quant à leur architecture technique, ce qui se confirme pratiquement toujours dans les faits.

77% des sites ne présentent pas toujours une bonne organisation des titres, multiplient les tailles et polices de caractères sur la même page, ou n'utilisent pas systématiquement des couleurs identiques pour les mêmes niveaux logiques de contenu. Le contraste entre la couleur du texte et celle du fond est insuffisant dans 8% des sites, ce qui rend la lecture difficile.

L'AWT constate également une tendance à la (sur)multiplication des menus, sous-menus et autres modules dynamiques, en haut et sur les côtés des pages, de sorte qu'il reste peu de place pour le véritable contenu. Dès lors, dans la plupart des sites, la taille de la police pour le texte est petite, parfois à peine lisible, tandis que la navigation est confuse.

Le contenu n'est organisé selon une structure de titres et de sous-titres correcte que dans 13% des sites communaux. Le titre principal doit bien sûr figurer dans le contenu lui-même, mais aussi dans le code source (balise <title>). Extrêmement important pour l'indexation par les moteurs de recherche, le titre doit en outre être relevant et comprendre des mots clés importants, ce qui n'est le cas que dans 3/4 des balises <title> examinées.

Pour que le contenu soit mis en valeur et bien indexé, il est nécessaire de le hiérarchiser et de le structurer en utilisant les balises (x)html appropriées. 20% seulement des sites ont inscrit dans leur code-source une balise <h1> unique par page, laquelle représente le titre de plus haut niveau qui sera retenu par les moteurs de recherche comme l'information prioritaire. Les sous-titres et blocs de contenu des pages doivent être structurés avec des balises <h2> et <h3> en respectant leur hiérarchie et leur imbrication. C'est là que seuls 13% des sites appliquent correctement les règles de base. Ces règles sont pourtant fondamentales pour les moteurs de recherche et les utilisateurs, notamment ceux qui souffrent d'un handicap et ont recours à des navigateurs spécifiques.

Pour 9% des sites communaux, dans l'url et/ou dans le code source, les pages internes ont le même titre que la page d'accueil, ce qui est bien évidemment à bannir.

Les sites étant de plus en plus étoffés, leur organisation est plus complexe. 65% des sites fournissent un plan du site accessible depuis la page d'accueil, 67% ont un chemin de navigation bien situé sur toutes les pages et 77% un moteur de recherche fonctionnel. La bonne combinaison de ces outils permet de compenser un peu l'organisation moyenne de nombreux sites.

On notera enfin que, pour 93% des sites, il est possible de revenir à la page d'accueil depuis toutes les pages.

Manque de standardisation et erreurs dans le code source

L'AWT a examiné d'autres éléments du code source des sites communaux, notamment à l'aide d'outils automatisés. Il en résulte les constats suivants:

  • 81% des sites contiennent des balises de base indispensables comme <html>, <head> et <body>. Ce sont les éléments racines qui contiennent les autres éléments de toute page Web;
  • 67% ont une balise <!DOCTYPE>. Elle renseigne les navigateurs sur le langage utilisé pour créer la page et les règles à appliquer pour interpréter correctement son code. Cela facilite la compatibilité du site avec les divers navigateurs. Dans 51% des sites, la syntaxe du doctype est conforme à celles recommandées par le W3C;
  • 57% précisent le jeu de caractères utilisé. Cela permet d'éviter des problèmes d'affichage au niveau des caractères spéciaux;
  • 51% contiennent un appel valide à une icône de favori. Un "favicon" augmente l'identification visuelle du site. Il est utile lorsque les visiteurs mettent le site dans leurs favoris;
  • 35% proposent des balises meta "Description" (pour 30% des sites, leur contenu est utile et intéressant). Il s'agit du court descriptif de la page, également intéressant pour les moteurs de recherche ou les flux RSS;
  • 35% indiquent dans le code source de la page d'accueil la langue principale du contenu. Le respect de ce critère permet aux outils d'indexation d'identifier la langue d'un contenu. Ainsi, Google classera la page dans un index de cette langue, les lecteurs de contenu vocalisé liront le contenu avec la prononciation adéquate et les outils de traduction automatisés feront une traduction pertinente du contenu;
  • 11% contiennent un fichier "sitemap". Celui-ci recense toutes les adresses des pages du site. Véritable plan de circulation, il est notamment très utile pour les moteurs de recherche afin d'indexer de manière exhaustive un site, tout en excluant les pages qui ne doivent pas être indexées.

77% des sites présentent des erreurs dans les feuilles de style CSS sur leur page d'accueil. 17% ont entre 1 et 10 erreurs CSS, et 60% en ont plus de 10. Les feuilles de style CSS sont indispensables pour une mise en page correcte d'un site, tout en assurant une séparation complète entre l'organisation du contenu et sa présentation visuelle.

L'AWT a testé le code source des sites Web des communes dans le validateur (x)html du W3C, qui est l'organe international de standardisation du Web. Le tableau suivant présente les résultats de ce test.

Taux de sites communaux wallons en fonction du nombre d'erreurs renvoyées par le validateur W3C
Nombre d'erreurs renvoyées
par le validateur W3C
Page d'accueil Page intérieure
examinée
Aucune erreur 2% 1%
Entre 1 et 20 erreurs 26% 47%
Entre 21 et 100 erreurs 60% 39%
Plus de 100 erreurs 12% 13%

Gestion des liens hypertextes

Dans 85% des sites, les liens sont différenciés du reste du contenu. Ils sont dans une couleur distincte du texte, de préférence le bleu, et/ou soulignés. Lorsqu'ils ne sont différenciés visuellement du reste du texte que par un survol de la souris, cela pose évidemment des problèmes aux internautes qui naviguent avec des terminaux mobiles et impose à tous les visiteurs une navigation plus laborieuse.

38% des sites ne réservent pas le soulignement aux liens, ce qui perturbe fortement la navigation. Les liens ne doivent pas forcément être soulignés, mais tout texte souligné devrait être un lien.

Les liens externes sont des liens qui mènent vers d'autres sites, au contraire des liens internes qui mènent à d'autres pages du site communal. Ces "aiguillages" permettent généralement aux internautes de poursuivre utilement leur navigation. Un site communal devrait contenir au moins 10 liens externes, ce qui est souvent le cas. Par contre, de nombreux sites ont tendance à abuser des liens internes. Si les liens sont un excellent outil de structuration visuelle et organisationnelle, la surabondance de liens internes finit par "perdre" le visiteur.

Taux de sites communaux wallons en fonction du nombre de liens internes et externes sur la page d'accueil
Nombre de liens
sur la page d'accueil
Taux de sites
Liens externes Liens internes
Aucun 26% 22%
Entre 1 et 10 33% 19%
Entre 11 et 20 14% 15%
Plus de 20 27% 44%

Les "backlinks" ou liens entrants sont des liens qui pointent vers le site en provenance d'autres sites. C'est une forme de mesure de popularité du site. Le fait de mettre en place des échanges de liens ou de veiller à faire référencer son site sur des sites proches améliore sa visibilité et son référencement. Il est indispensable d'établir une stratégie pour améliorer la qualité et la quantité de ses "backlinks".

Pour une commune, générer des liens entrants est assez naturel, car elle a un rôle d'agrégation et d'orientation vers le web local. Elle met en évidence un ensemble d'acteurs, qui ont également intérêt à la référencer. La plupart des sites communaux ont un nombre de "backlinks" satisfaisant.

Taux de sites communaux wallons en fonction du nombre de liens entrants
Nombre de liens
pointant vers le site
Taux de sites
Aucun
1%
Entre 1 et 200
6%
Entre 201 et 500
33%
Entre 501 et 1000
24%
Plus de 1000
36%

Autres aspects liés à l'ergonomie

Un design sobre permet de gagner en clarté et en rapidité. Cela impose notamment d'utiliser un nombre restreint d'images, et de veiller à leur pertinence et à leur qualité. Le nombre d'images présentes par site sur la page d'accueil est globalement satisfaisant mais ne devrait pas excéder une dizaine.

Taux de sites communaux wallons en fonction du nombre d'images sur la page d'accueil
Nombre d'images
sur la page d'accueil
Taux de sites
Aucune
11%
Entre 1 et 4
11%
Entre 5 et 10
20%
Plus de 10
58%

82% des sites proposent un attribut "alt" pour leurs images. Son rôle est de renseigner les utilisateurs sur la nature des images. Il est reconnu par les navigateurs des personnes malvoyantes et est pris en compte par les moteurs de recherche. A l'examen des sites, les alternatives textuelles aux images étaient appropriées dans un cas sur deux seulement.

Pour compléter l'appréciation des sites communaux wallons, quelques autres éléments ont aussi été examinés:

  • les pages imprimées ne reprennent pas les menus et les blocs de navigation dans seulement 31% des sites, lesquels prévoient par ailleurs généralement une icône d'impression et une feuille de style dédiée à l'impression. Les pages s'impriment avec les menus dans 55% des cas, ce qui n'intéresse pas le lecteur, et dans les 14% restants, l'impression pose des problèmes;
  • seulement 5% des adresses de sites communaux fonctionnent sans le préfixe "www". Pour 75% des sites, cela fonctionne, mais il n'y a pas redirection: il s'agit en fait de pages doublons;
  • la moitié des sites proposent une page personnalisée en cas d'erreur 404 (page introuvable), ce qui est une bonne pratique puisque l'internaute, plutôt que de tomber dans une impasse, est pris en charge et redirigé vers une page utile;
  • 15% des sites utilisent Google Analytics pour mesurer leur trafic.

Une accessibilité encore insuffisante

41% des communes ont adapté leur site Web pour mieux respecter les règles d'accessibilité, notamment à destination des malvoyants. Pour ce faire, différentes démarches ont été mises en oeuvre:

  • 40% mettent en évidence sur leur site la possibilité d'agrandir la taille des caractères du texte;
  • 27% publient une page spécifique, accessible dès la page d'accueil, reprenant les possibilités disponibles via le clavier (variations de la taille du texte et touches d'accès pour la navigation) ainsi que les efforts réalisés sur le site en matière d'accessibilité (comme le respect partiel des normes du WCAG). Cela permet aux personnes concernées d'accéder immédiatement à ce qui les intéresse. C'est notamment le cas des sites qui ont opté pour la dernière version du CMS de CommunesPlone;
  • 7% disent que le développeur de leur site a respecté toutes les recommandations internationales du W3C, ou tout au moins son volet WAI-WCAG en matière d'accessibilité;
  • 2% ont obtenu un label spécifique tel que Anysurfer (ou Euracert au niveau européen), label par ailleurs signalé sur le site. Il s'agit de Bouillon, La Louvière, Orp-Jauche et Pepinster. Quatre autres communes sont en cours de labellisation. D'autres projettent d'y procéder, suite au soutien de la Région wallonne, affiché notamment via une séance d'information organisée pour sensibiliser les pouvoirs locaux à l'accessibilité et au label Anysurfer;
  • 1% ont fait adapter le code de leur site par leur informaticien suite à des tests de vérification spécifiques tels que Lynx Viewer. Il s'agit de Ans, Bouillon et Colfontaine.

Deux autres démarches doivent être mises en évidence:

  • Mons collabore avec une association locale de non-voyants pour améliorer son site;
  • le contenu du site de Waterloo peut être "écouté", et plusieurs langues sont proposées. Saint-Ghislain projette de vocaliser certains éléments de son site.

Disponibilité et lenteur de chargement

Des tests de disponibilité du site Web ont été réalisés en 2011, en collaboration avec la société InternetVista via différents serveurs, durant 15 jours d'octobre et pendant tout le mois de novembre, après un break d'une quinzaine de jours.

Ces tests ont montré que les sites ont été accessibles 97% du temps en moyenne. Cela signifie qu'ils ont été hors ligne environ 22 heures par mois. En 2009, l'AWT avait mesuré qu'ils l'avaient été environ 15 heures par mois.

Globalement:

  • seulement 28% des sites (72 sites) ont été accessibles en permanence;
  • 39% (98 sites) ont été accessibles 99% du temps;
  • 7% (18 sites) l'ont été entre 80 et 95% du temps;
  • seuls 5 sites l'ont été moins de 80% du temps.

Ces chiffres s'expliquent notamment par des travaux de maintenance, la plupart du temps réalisés annuellement en septembre ou octobre, ainsi que par le fait que de nombreuses communes ont reconstruit leur site ou mis en ligne un nouveau site fin 2011, ce qui a nécessité une mise hors ligne de la précédente version.

Malheureusement, un tiers des problèmes d'accessibilité s'expliquent par des soucis sur le serveur d'hébergement. La plupart du temps, les communes ne sont pas conscientes que leur site ne fonctionne pas. Un système automatique de surveillance devrait être adopté par chacune.

Le serveur d'hébergement peut également être responsable de la lenteur de chargement du site. En plus de procurer un évident confort de navigation pour le visiteur, la rapidité d'un site est un critère pris en compte dans le référencement. C'est pourquoi l'AWT a mesuré le temps de chargement de la page d'accueil. La moyenne est de 2 secondes environ mais les résultats sont très variés.

Outre les problèmes techniques liés au serveur, la lenteur de chargement peut également être provoquée par le poids et/ou des éléments techniques des pages. On constate ainsi dans la plupart des sites communaux de nombreux éléments contribuant à la lenteur des pages:

  • des feuilles de styles CSS non optimisées et non regroupées dans des fichiers externes;
  • du code JavaScript non optimisé et non regroupé dans des fichiers externes;
  • des applets Java à télécharger;
  • des animations Flash;
  • de nombreuses photos;
  • une absence de compression ou une compression inadéquate des images;
  • l'absence d'une gestion intelligente du "cache" qui permet de préparer les pages les plus souvent demandées.
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